Pokhara

Arrivés le samedi 26 novembre à Pokhara, nous y restons quelques jours pour nous remettre de notre trek. La ville est plutôt calme, comparée à Katmandou, et notre guest house confortable, ce qui nous permet de nous détendre après 3 semaines assez intenses. Le dimanche, nous planifions donc une journée « repos total » : nous déambulons sur l’avenue principale de Lakeside, très touristique, pour repérer nos prochains achats. Les boutiques sont variées : de l’équipement de trek à l’artisanat tibétain, en passant par les habituels thés, savons et pashminas. Toutes les qualités sont disponibles et il est difficile de distinguer le vrai du faux, d’autant que les prix sont élevés! Il nous faudra bien une matinée pour faire nos repérages, puis nous décidons d’explorer d’autres quartiers de Pokhara dans l’après-midi. Le contraste est saisissant, entre l’avenue principale bordée de boutiques et restaurants au style européen, et les rues adjacentes, beaucoup plus modestes. Quelques hôtels de luxe côtoient des petites boutiques et restaurants locaux ; globalement, les gens sont très accueillants et la balade est agréable. Le seul bémol est le voile grisâtre qui recouvre la chaîne Himalayenne, nous empêchant d’en admirer la vue, si réputée depuis Pokhara. Nous continuons la journée détente avec un massage spécial retour de trek : très dynamique mais nous avons bien ri ! La journée se termine avec le groupe de Français, dans un restaurant proposant tous les soirs un programme culturel (danses et chants) : malgré le côté cliché et la musique trop forte, nous passons une excellente soirée.

Le lendemain, nous retrouvons Sandra, Guillaume et Nico pour une journée scooter. Cela débute par la négociation des véhicules… Le loueur demande le double de ce que nous avons payé pour une moto à Katmandou ! Après de longues discussions, nous ne tombons pas d’accord sur le prix et il faut recommencer quelques mètres plus loin. Nous aurons finalement nos véhicules en milieu de matinée, pour un prix qui nous convient moyennement. Il faut s’y faire, Pokhara est une ville chère ! Nous partons en direction de deux lacs situés à l’Est: Begnas Tal (Lac) et Rupa Tal, dans lesquels nous espérons voir le reflet des Annapurnas. Mais pas de chance, la brume présente sur Pokhara ne se lève pas lorsque nous avançons vers la campagne. Nous n’aurons pas de jolie vue sur les montagnes, mais au moins un bel aperçu de la vie rurale locale. La route n’est pas facile pour les conducteurs, mais les paysages très agréables pour les passagers! Ne trouvant pas de restaurant dans le secteur, nous repartons vers Pokhara pour la pause déjeuner. Nous prenons ensuite le chemin du camp tibétain de Tashi Palkhiel, le plus grand de Pokhara. Le complexe, assez récent, comprend des logements, une école et un temple. A 15h30, nous arrivons juste pour le début des prières du soir. Deux moines se placent au centre de la cour et soufflent dans des coquillages. Il en sort un son grave et puissant, comme une corne de brume ; c’est le signal pour se regrouper. Nous sommes invités à assister  à la prière dans la salle où se retrouvent les plus jeunes moines, les plus anciens étant dans une autre pièce. Chacun se place derrière un pupitre et ouvre un recueil de textes, puis les chants commencent, rythmés par une voix sortant des hauts-parleurs. Au début, nous avons du mal à distinguer une unité, puis quelques sons de trompette et de percussions sont joués, comme pour clore un chapitre, et les chants suivants sont de plus en plus harmonieux. Nous quittons le monastère pour ensuite nous rendre sur la colline de Sarangkot et admirer la vue au coucher du soleil. Les scooters ont un peu de mal à monter la route sinueuse qui mène au sommet et le chemin est rendu dangereux par les jeeps et camions qui descendent à toute vitesse. Peu avant le sommet, un homme nous arrête : il faut payer pour continuer. Etant donné le ciel bouché, nous nous arrêterons là ! La vue sur Pokhara, bien qu’appréciable, ne sera pas meilleure plus haut. Nous redescendons prudemment avec le peu de freinage dont disposent nos scooters, avant de les ramener à bon port et de passer une nouvelle soirée au restaurant entre Français!

Mercredi, le ciel se dégageant enfin un peu, nous nous sommes motivés pour la petite randonnée qui fait le tour du lac Phewa. La marche, décrite en quelques lignes dans notre guide, nous semble être une petite balade de quelques heures et nous ne prenons qu’une bouteille d’eau en guise de ravitaillement. Nous commençons par gagner la Pagode de la Paix, temple bouddhique japonais, situé sur les hauteurs de Pokhara. L’ascension de la colline se fait progressivement, sur un chemin qui traverse une forêt, très agréable. Nous mettons tout de même 2h à atteindre le temple et nous arrivons assoiffés ! Nous profitons d’une terrasse de café pour nous rafraîchir et admirer la vue sur les Annapurnas, avant qu’ils ne disparaissent (trop rapidement) dans les nuages. Nous redescendons ensuite par un chemin raide et glissant et bifurquons pour contourner le lac. Au bout d’une heure de marche, le sentier devient de moins en moins marqué. Il fait très humide et plusieurs fois, nous devons revenir sur nos pas pour chercher une bifurcation manquée. Mais nous persévérons, rencontrons des villageois qui nous indiquent le chemin et apprécions le paysage que les autres touristes ne verront pas. La zone, marécageuse, est l’environnement idéal des buffles d’eau et des oiseaux échassiers. Nous nous arrêtons pour déjeuner dans une bicoque, perdue, où le propriétaire nous prépare un excellent Dal Bhat. A peine servis, deux français arrivent par le même sentier : visiblement nous avons lu le même guide ! Les pauvres ont l’air épuisé, alors qu’il reste au moins 3h de marche. Nous repartons en milieu d’après-midi et coupons à travers le marais pour écourter la marche car le soleil est sur le déclin. Le paysage est magnifique à cet endroit: nous marchons dans les rizières, au milieu des buffles, avec la vue sur le lac et, au loin, la ville de Pokhara. Nous rentrons par la rive nord, traversant quelques villages, avant de regagner Lakeside et son agitation. Pour le dernier soir au Népal, nous privilégions un restaurant local, où nous retrouvons une dernière fois le groupe de Français.

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