Valparaiso, une ville haute… en couleurs

Mardi, nous nous rendons à pied à la gare routière d’Alameda : 6km avec les gros sacs sur le dos, ça faisait longtemps ! Mais nous trouvons du réconfort en voyant la qualité des bus chiliens. Déjà, nous avions acheté des places numérotées, donc nous sommes sûrs d’avoir un siège ! Au moment d’embarquer, un contrôleur étiquette les bagages qui vont en soute et nous donne un récépissé à conserver pour pouvoir les récupérer. Pas besoin de se pencher anxieusement par la fenêtre pour vérifier que quelqu’un ne part pas avec nos affaires dès que le bus s’arrête ! D’ailleurs il ne s’arrête pas : la destination étant Valparaiso, il file droit au but, sans détours inutiles, à part la station Pajarito à la sortie de la ville. A l’intérieur, nous découvrons le confort : sièges rembourrés et inclinables, fenêtres qui ferment, vrais rideaux, écran plat, climatisation. Nous avons pris les places avant, à l’étage et bénéficions d’une superbe vue sur les paysages qui défilent, mais aussi de la possibilité d’allonger nos jambes ! Incroyable ! Dehors, il semble faire très chaud. La route serpente au milieu de collines asséchées, au pied desquelles de petites villes semblent être sorties de terre en une nuit, tant les maisons sont identiques.

Nous atteignons Valparaiso vers 12h et marchons les 4km qui nous séparent de l’hostel. La dernière partie monte en pente raide et nous fait un peu souffrir, mais l’air marin, bien plus frais qu’à Santiago, ménage notre peine. Les murs des maisons étroites, collées les unes aux autres, ont été recouverts de fresques magnifiques. C’est la particularité de la ville : des maisons hautes en couleurs et une ambiance doucement bohème, qui donne envie de profiter simplement du moment présent. Une fois les sacs déposés, nous partons en quête d’un déjeuner d’empanadas. Ces petits chaussons fourrés se trouvent partout et à tous les goûts et constituent un délicieux en-cas. La ville est constituée d’un quartier plat, longeant la côte et le port, et de collines abruptes, apprivoisées par les habitations, appelées Cerro. Des pasajes et escaleras étroits permettent quelques raccourcis, à condition d’être en forme, car les pentes sont raides ! Pour les plus fatigués, de vieux funiculaires sont encore en fonctionnement, mais ils sont plus souvent utilisés à titre d’attraction touristique. Même avec un plan, il est difficile de s’y retrouver, tant les ruelles jouent avec le dénivelé. Mais il est presque plus amusant de se perdre pour découvrir, au hasard des déambulations, de véritables œuvres d’art. Nous remontons la colline de Cerro Cárcel, où se trouvait autrefois une prison. L’espace a été transformé en parc culturel où se tiennent aujourd’hui concerts et autres manifestations artistiques. En redescendant un peu, nous trouvons l’accès aux cementerios 1 et 2, des cimetières qui permettent de bénéficier d’une jolie vue sur les collines alentours. Le gardien nous laisse entrer, habitué aux touristes : le cementerio 1 abrite les tombes extravagantes des habitants les plus riches ou les plus illustres de la cité. Nous aurions presque l’impression d’être dans un parc paysagé agrémenté de sculptures, si les noms inscrits dans le marbre ne venaient pas nous rappeler la solennité du lieu. Nous devons redescendre complètement pour ensuite remonter la colline de Cerro Alegre, où se trouve notre logement. Le soir, nous profitons de la vue depuis le toit-terrasse de l’hostel, au 3ème étage, avant de descendre nous coucher. Décidément, nous aurons pris quelques escaliers aujourd’hui !

Le lendemain, le mois de février commence plutôt bien : nous allons consommer notre cadeau de Noël, un moment spa dans un hôtel de luxe! Coup de chance, l’établissement est à quelques minutes seulement de notre point de chute. Malgré nos efforts vestimentaires pour cacher notre côté « baroudeurs », nous avons l’impression de faire tâche dans cet environnement palatial. Nous bénéficions de l’exclusivité des installations pendant 5h : piscine, jacuzzi et hammam. De quoi effacer la fatigue du voyage et repartir en pleine forme ! Nous flottons sur un petit nuage au moment de repartir, en début d’après-midi. Nous passons ensuite le reste de la journée à déambuler dans les quartiers branchés de Cerro Alegre et Cerro Concepción, où de jolies places invitent à s’arrêter. Bars, restaurants, boutiques d’artisanat et galerie d’art à ciel ouvert sont autant d’occasions de prendre son temps. L’air est frais, le ciel bleu, il fait vraiment bon se promener dans cette ville!  Nous continuons notre chemin en descendant vers le port, zone peu avenante, et bifurquons sur le Cerro Artillera, où se trouve le musée de la marine. La vue sur le port est surprenante ; les immenses grues et les containers, multicolores, s’avèrent assez photogéniques ! La fin de journée approche et le vent s’est bien rafraîchi: il est temps de rentrer pour écrire les prochains articles !

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3 réflexions sur “Valparaiso, une ville haute… en couleurs

  1. Cathychou dit :

    Finalement, le musée des beaux arts est presque superflu quand on voit la beauté des fresques murales dans les rues !
    Il faudra penser à t’acheter un habit plus local ! 😛
    En tout cas, ça a l’air bien plus reposant que l’Asie 🙂

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    • Nadia dit :

      Effectivement, cette ville est très jolie! Et oui, même s’il faut rester vigilant partout, on se sent quand même moins « agressés » par ici et les Chiliens sont très gentils.
      Pour les vêtements je ne vois pas de quoi tu parles 🙂

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