Détente sur la côte chilienne

Valparaiso étant une ville très agréable, nous profitons des quelques jours sur place pour nous détendre. Au programme ce jeudi, petite virée à la plage pour parfaire notre bronzage… Et il y a du travail, car pour le moment nous ressemblons à deux poissons clowns, avec nos rayures rouges et blanches! Il n’y a pas vraiment de possibilité de baignade à « Valpo » (comme l’appellent les Chiliens), mais quelques stations balnéaires un peu plus au Nord sont très faciles d’accès en bus ou en métro. La toute première, juste à côté, est Viña del Mar. Avec ses grands parcs, ses rues commerçantes et ses nombreux restaurants pour tous budgets, c’est une destination prisée des familles chiliennes. En plus, elle n’est qu’à quelques arrêts de métro de Valparaiso. C’est parfait pour une escapade d’une journée. Ce jeudi matin, donc, nous traînons un peu après le petit-déjeuner pour nous préparer. Un vent frais s’est levé ces derniers jours et cela ne sert à rien de se précipiter tant que le soleil n’a pas réchauffé le sable! Nous trouvons facilement la station de métro et nous parvenons à obtenir 2 aller-retour du premier coup (il faut dire que Franck a fait des progrès phénoménaux en espagnol mimé!). Dans la rame, c’est un vrai spectacle: entre les vendeurs de biscuits et les jeunes improvisateurs de rap, les voyageurs n’ont pas le temps de s’ennuyer. C’est un peu le capharnaüm, mais le trajet reste agréable. Le train longe le rivage et roule en surface quasiment jusqu’à Viña del Mar, ce qui nous permet d’admirer la vue sur la mer. Premier constat en sortant du métro, la ville est bien plus propre et plus ordonnée que Valparaiso, mais elle a moins de charme aussi.

Nous commençons notre visite par le Parque Quinta Vergana, un grand espace vert abritant le Palacio Vergara, aujourd’hui musée des beaux-arts. L’ensemble appartenait à une riche famille, obligée de vendre à la municipalité suite à des problèmes d’argent. Le tremblement de terre de 2010 a laissé des traces et de nombreux accès sont fermés, ce qui écourte notre promenade. Le Palacio Vergara, qui a subit d’importants dégâts, est encore en travaux et ne peut donc pas être visité. Il est déjà 13h lorsque nous quittons le parc, et le vent frais qui souffle nous donne envie de repas chaud. Direction l’Avenue de Valparaiso, où nous trouvons un petit restaurant servant la spécialité locale: la chorillana. Ce plat, très léger, est constitué d’un empilement de frites, de viandes (poulet, lard et saucisses fumées pour la version du jour), oignons caramélisés et œufs au plat. Bizarrement, Franck a mis tout l’après-midi à digérer…! Nous partons ensuite en direction de la plage. En arrivant sur l’Avenida Perú, la promenade en bord de mer, des barrières bloquent le passage et obligent à marcher à presque 10m du rivage. Nous comprenons rapidement pourquoi: d’énormes vagues viennent s’écraser sur la digue et éclaboussent la route. Le phénomène a dû être très fort pendant la nuit, car nous découvrons, tout au long de l’avenue, des bancs en béton renversés, des caves inondées et du sable partout. Des soldats de la marine ont été réquisitionnés pour faire la circulation et empêcher les plus curieux de prendre des photos sur le bord.

La plage, au bout de la rue, est en fait une fine bande de sable coincée entre les hôtels et l’océan. Malgré les vagues monumentales et l’interdiction de se baigner, il y a foule sur le sable et dans l’eau. Les sauveteurs-secouristes, en tenue jaune fluo, ne semblent pas s’inquiéter du nombre de personnes bravant l’interdiction. Nous trouvons quelques mètres carrés libres où nous poser pour la séance de bronzage, mais pas question de se baigner: l’air est trop frais, la mer aussi probablement et de toute façon les rouleaux font bien 3m de haut! A peine installés, nous devons évacuer en urgence: une grosse vague remonte la plage et submerge tout sur son passage. Grâce aux bons réflexes de Franck, nos affaires sont au sec, mais c’était juste! Nous restons finalement 1h à griller sur le sable (bien en hauteur pour déjouer les caprices des vagues), avant de trouver le temps long et de repartir en direction de Valparaiso. En chemin et à la station de métro, nous croisons des dizaines de personnes, serviette à la main, pressées de se rendre à la plage. Nous avons bien fait de partir avant l’arrivée de la masse!

Vendredi, nous partons pour la région du Centre, en prenant un bus de nuit vers Pucón, petite ville située dans l’Araucanie. Mais avant de quitter la jolie Valparaiso, nous voulons visiter le quartier du Cerro Bellavista. Plus résidentiel et plus calme que les autres Cerro, il est réputé pour la maison de Pablo Neruda (poète chilien ayant reçu le prix Nobel de littérature) et pour son Museo a Cielo Abierto (musée à ciel ouvert). Les œuvres peintes sur les murs ont été réalisées par les étudiants de l’Universidad Católica entre 1969 et 1973. Cependant, nous avons été déçus de la visite: les fresques ont été taguées partiellement, voire complètement pour certaines. Des déchets et des bouteilles vides jonchent le sol, notamment dans les escaleras où une désagréable odeur d’urine nous accueille. Bref, ce quartier semble bien mal vieillir, par rapport aux descriptions des années précédentes faites dans notre guide. Peut-être la rénovation en-cours du funiculaire Espíritu Santo le rendra de nouveau attractif et permettra de relancer l’activité, mais actuellement, cela ne vaut pas le détour selon nous. Après être rentrés, nous passerons une bonne partie de la journée à l’hostel, où la propriétaire nous laisse gentiment profiter de la cuisine, avant de prendre la direction de la gare routière.

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