Notre bilan sur le Brésil

Comme le temps est passé vite dans cet immense pays! Nous quittons déjà le Brésil, après un mois et demi qui a filé à vive allure. Il faut dire que nous avons bien profité de notre séjour dans le plus grand Etat d’Amérique latine, sans pour autant en avoir vu ne serait-ce que le quart! Les distances ici sont difficiles à appréhender, même en ayant voyagé en Argentine juste avant: le pays occupe presque la moitié du continent Sud-Américain et pourrait englober plus de 13 fois la France! Les transports étant extrêmement coûteux, les Brésiliens ne peuvent pas tous s’offrir le luxe de visiter les beaux et nombreux parcs nationaux et espaces naturels que compte le pays. Nous aussi, avons dû faire des choix et avons réduit notre circuit initial pour limiter les déplacements. Voici notre itinéraire, ainsi que les chiffres marquants de notre séjour:

Nous avons franchi la frontière Argentino-brésilienne avec notre ami Thibaut en taxi le 07/04/2017 à proximité de Foz do Iguaçu. Le voyage a continué avec Thibaut jusqu’au 14/04/2017, date à laquelle il a pris son vol retour depuis Rio. Pour notre part, nous sommes ressortis du pays le 16/05/2017 par l’aéroport de São Paulo, lors du trajet ManausSão-Paulo – Lima, Pérou. Nous avons donc passé 40 jours au Brésil, répartis comme suit:

  • 3 jours à São Paulo
  • 19 jours à Rio de Janeiro
  • 7 jours dans le Maranhão, dont:
    • 2 jours à São Luis
    • 1 jour à Barreirinhas
    • 4 jours à Atins
  • 3 jours à Belém
  • 5 jours sur l’Amazone
  • 0,5 jours à Manaus
  • 2,5 jours en bus

Nous avons varié les moyens de transport, en combinant bus, bateau et avion pour optimiser nos déplacements. Ainsi, nous avons parcouru environ 2070 km en bus, 2800 km en avion (vol interne) et 1600 km en bateau, dont 1560 km sur l’Amazone. Nous n’avons pas planté la tente une seule fois dans ce pays et avons profité d’hébergements de qualité, donc nous ne comptons que 2 nuits en bus! Etant donné l’immensité du Brésil, nous avons expérimenté des climats très différents: tempéré et sec au Sud, tropical au Nord, mais bizarrement les écarts de température ont été relativement faibles. De +15°C la nuit au plus frais, à Rio, à +35°C en journée à Belém; le plus dur était finalement de supporter l’humidité et le vent!

Voir aussi, l’itinéraire au Brésil.

Ce qui nous a plu:

  • Nous avons clairement adoré la ville de Rio de Janeiro! Non seulement parce que nous étions très bien logés et que le fait de se sentir chez soi fait du bien en voyage, mais aussi parce que la ville nous a vraiment tapé dans l’œil. Il y en a pour tous les goûts: randonnée, sorties nocturnes, plage, culture, etc. Pour la première fois depuis le début de notre périple, nous avions envie de rester là des semaines!
  • La nourriture brésilienne! Certains dirons que le riz-haricots c’est lassant. Certes, c’est le plat le plus populaire, mais il y a tellement d’autres spécialités à découvrir! Contrairement à l’Argentine où nous avions trouvé une forte influence européenne, le Brésil a une vraie identité culinaire et ça fait du bien aux papilles! Nous avons fait une cure de fruits exotiques, notamment en Amazonie, où nous avons goûté de nouvelles saveurs!
  • Le parc des Lençois Maranhenses et plus généralement l’isolement serein d’Atins. Il n’y a pas grand chose à faire après avoir vu les paysages spectaculaires des Lençois (mais on ne s’en lasse pas), à part se balancer doucement dans un hamac en regardant le soleil se coucher sur l’océan et en sirotant un jus frais de fruit de la passion… Qui dit mieux?
  • L’Amazone et ses paysages grandioses et surprenants. Eh oui, nous nous attendions à de la forêt dense, mais l’Amazone est un fleuve majeur et il prend le dessus sur tout le paysage alentours. Cela reste magnifique à voir et nous avons eu un coup de cœur pour cette région! Une croisière de 5 jours, en revanche, c’est un peu long et franchement, nous ne le referons pas!

Ce que nous avons moins apprécié:

  • Le manque de sensibilisation de la population aux problématiques environnementales. Dans les Etats du Nord, assez pauvre, les gens ont d’autre chose à penser, nous direz-vous. Evidemment, il est facile de faire la morale, mais cela fait toujours mal au cœur de voir les habitants jeter leurs emballages dans le fleuve alors qu’une poubelle est juste à côté… et nous rire au nez lorsque nous leur faisons remarquer.
  • Le sentiment d’insécurité permanent, malgré nos précautions. Nous n’avons rencontré aucun problème de sécurité, mais nous nous sommes tout de même parfois sentis exposés. Certains Brésiliens disent qu’il ne faut pas sortir à Rio, d’autres qu’il n’y a jamais rien à craindre. La réalité est un peu au milieu… Lorsque vous demandez si vous pouvez sortir votre téléphone portable dans la rue, tous vous répondent: « Ah non, quand même! C’est le Brésil! ». La liberté de mouvement que nous avons en France nous a donc un peu manqué…

C’est avec l’envie d’y revenir que nous avons quitté le pays, mardi dernier. Manaus nous a paru être une ville agréable et nous avons le sentiment d’avoir à peine touché du doigt la forêt amazonienne. Et puis, il y a le carnaval de Rio, de Salvador, le Pantanal, les parcs nationaux… Bref, il reste encore tellement à explorer que nous pouvons dire que ce n’est qu’un au revoir!

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La nourriture brésilienne

Avec un pays qui fait plusieurs fois la superficie de la France, nous pourrions nous attendre à une diversité culinaire démultipliée. Mais il ne faut pas exagérer, les Français sont imbattables lorsqu’il s’agit de manger! (qui est chauvin?) Pourtant, le Brésil se défend bien et propose une belle variété de spécialités dans chaque Etat. Petit tour d’horizon de ce que nous avons expérimenté…

Petit déjeuner

Au petit-déjeuner, appelé café da manhã, le café est bu sucré et rallongé avec du lait. Il est accompagné de viennoiseries (il ne faut tout de même pas s’attendre à trouver le feuilletage de nos croissants français!) ou, plus souvent, de pão de queijo, des gougères au fromage vendues à la dizaine, comme nos chouquettes. On peut y ajouter des ovos fritos (œufs au plat) et des feuilletés au fromage, au jambon, etc.

Dans le Nord, nous avons dégusté des tapiocas au beurre. Ces crêpes épaisses, à la texture à la fois caoutchouteuse et farineuse, sont préparées à base de tapioca (aussi appelé perle du japon), issu du manioc. On les trouve bien souvent vendues dans la rue, en en-cas, accompagnées de confiture de lait ou d’une garniture salée. Le « couscous » brésilien est aussi servi le matin. Il s’agit d’un gâteau de semoule à la texture sablée, légèrement salé et plutôt sec, à moins qu’on ne le trempe dans du lait ou dans du canjica, un dessert sucré à base de maïs blanc cuit comme un riz au lait.

Enfin, les fruits frais sont très présents le matin: en jus ou simplement en morceaux, il y a de quoi se faire plaisir. Ananas, mangue, pomme, banane, melon jaune, pastèque, papaye, fruit de la passion ou maracuja pour les fruits les plus connus, kaki (celui-ci ressemble à une tomate!), mangoustan ou aceirola pour les nouveautés! Dans les grandes villes, nous avons remarqué que le petit-déjeuner est assez basique et rapidement ingéré, alors qu’en région, il est très complet et les gens prennent le temps.

Plats principaux

Le plat national, que l’on retrouve vraiment dans toutes les régions, est l’arroz e feijão, du riz accompagné de haricots noirs ou rouges. Souvent, il est servi avec du poulet assado (grillé), ao molho (en sauce) ou de carne (viande de bœuf ou de porc). Les Brésiliens aiment saupoudrer de la farofa (farine de manioc revenue dans du beurre) sur leur feijão. Dans le Nord, ce plat est accompagné de macarão, des spaghettis au beurre: léger!

La cuisine brésilienne est influencée par l’histoire du pays, notamment les vagues d’immigration européenne et l’esclavage. Ainsi, le manioc, très utilisé en Afrique, se retrouve fréquemment sur les tables brésiliennes, sous diverses formes. Sur le littoral, les plats comportent du peixe (poisson) ou des camarão (crevettes) frais, servis fritos (panés), cuits en sauces ou grelhadas (grillés) et accompagnés d’une vinagrete (équivalent d’un rougail tomate). En accompagnement, une salade légère, de la patate douce ou diverses brèdes viennent compléter le menu.

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Peixe frito et accompagnements traditionnels: riz blanc, haricots, vinagrete et farofa (jaune)

En-cas

La population étant habituée à manger un en-cas entre le déjeuner et le dîner, tardif, il y a des vendeurs de rue partout au Brésil! Pour une pause gourmande, les churros sont ici garnis de chocolat ou de confiture de lait. Le maïs, sous forme de pop corn est également très prisé. Côté salé, les lanchonetes (restaurants de snacks) servent des salgadinhos (en-cas souvent frits): pasteis (petits chaussons farcis – nous avons particulièrement apprécié ceux aux cœurs de palmier!), des kibes (beignets de blé concassé garnis de viande, fromage ou crevettes) ou tout simplement des sanduiches (croque-monsieur). Comme dans le reste de l’Amérique latine, les épis de maïs au beurre sont présents partout et constituent un très bon en-cas.

Boissons

Pour combler un creux plus sainement, nous avons souvent pris de l’eau de coco: le vendeur découpe un trou à la machette dans la noix de coco fraîche, pour y faire passer une paille. Une fois le jus bu, il faut demander à ouvrir la noix pour déguster la chair: délicieux! A Rio, les boutiques de sucos (jus de fruits) abondent: naturales, vitaminas (avec du lait), avec ou sans sucre, le choix est très varié! Franck était particulièrement fan d’açaï en sorbet. La pulpe de ce fruit, originaire d’Amazonie, est extraite et mixée avec du sucre et de la banane pour donner une délicieuse crème glacée.

Nous n’avons pas testé les boissons alcoolisées, Franck n’appréciant pas particulièrement la cachaça, un alcool de canne que l’on retrouve partout dans le pays. C’est la base de la caïpirinha, le cocktail brésilien par excellence! Il y a quelques bières locales et les micro-brasseries se développent, mais Franck n’a pas eu l’occasion d’en goûter.

Tout cela n’est qu’un petit aperçu des spécialités du Brésil, étant donné que nous n’avons pas visité toutes les régions et que nous n’avons pas tout goûté! Il y a encore beaucoup à découvrir, un argument de plus pour nous donner envie de revenir!

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