Détente à Mérida

Depuis que nous avons retrouvé notre groupe d’amis, les vacances ont commencé! Non seulement cela nous fait plaisir de voir du monde et de découvrir ensemble le Mexique, mais nous profitons aussi des avantages de voyager en groupe, avec, côté logement, la superbe villa avec piscine louée à Mérida, et pour les transports, des places dans l’une des deux voitures de location. Cela nous change de voyager à 7, mais c’est aussi très confortable de ne pas avoir à refaire les bagages tous les jours ou chercher quel colectivo prendre pour se déplacer. Ne pas avoir à réfléchir au programme du lendemain est aussi un luxe que nous savourons! La première journée à Mérida est d’ailleurs consacrée au repos: grasse matinée, petit-déjeuner sur la terrasse ensoleillée et piscine pour se rafraîchir. La chaleur est écrasante et un orage éclate en fin d’après-midi: en quelques minutes, les rues sont inondées et nous devons attendre la fin des averses pour oser une sortie. Après quelques détours pour éviter les flaques les plus profondes (certaines rues sont complètement sous l’eau!), nous parvenons à La Negrita, un bar à la mode. Toute la ville semble avoir eu la même idée et l’établissement est bondé, mais l’atmosphère est bien sympathique. Un petit groupe assure l’ambiance musicale et nous passons une excellente soirée à goûter quelques spécialités locales: eau de flor de jamaïca* ou piñada pour les boissons sans alcool, piña colada ou tequila pour les autres. Nous expérimentons même les sauterelles grillées (chapulines), censées accompagner un plateau dégustation de tequilas. Chacun sa technique, avec plus ou moins de dégoût, nous avons tous franchi le pas et goûté ce plat très apprécié des Mexicains! Verdict: à part le croquant, les insectes n’ont que le goût des épices dans lesquels ils sont cuisinés, il faut donc « juste » dépasser ses à priori…

Le mercredi, bien que tentés de réitérer le programme de la veille (dormir-manger-piscine), nous nous motivons à prendre la route jusqu’à Progreso. Cette ville de bord de mer n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est une belle plage de sable blanc arrosée par une eau très chaude. Le vent souffle assez fort, mais la chaleur est telle qu’il ne nous faut pas longtemps pour enfiler les maillots de bain et plonger dans les vagues, à peine rafraîchissantes. C’est vraiment agréable de se baigner dans un tel cadre après avoir passé plus d’un mois à la fraîcheur péruvienne! La température est idéale, le sable, fin, et bien que l’eau soit un peu trouble à cause du vent, il n’y a aucun « prédateur » (oursin, vive ou même requin!): parfait pour se détendre complètement! Le ciel se couvre par moment de sombres nuages d’orage, qui restent à distance une bonne partie de la journée, ce qui nous permettra d’attraper de jolis coups de soleil. En milieu d’après-midi, cependant, une petite tempête se déclenche: des vents en rafale font s’envoler les nappes des restaurants sous les palapas (paillotes) et d’énormes averses déversent d’impressionnantes quantités d’eau. Encore une fois, les rues sont presque instantanément inondées; heureusement, nous avons vu arriver l’orage et avons trouvé refuge à temps dans la partie bétonnée du restaurant de bord de mer le plus proche. L’après-midi est déjà bien entamé, mais puisque nous sommes là, nous décidons de déjeuner. L’enseigne ayant l’air assez touristique, nous sommes surpris de la qualité du repas – les spécialités de poisson sont excellentes – et nous passons encore un bon moment à table, en maillots et serviettes de plage! Lorsque nous regagnons les voitures pour rentrer à Mérida, la pluie n’a pas cessé. Le temps n’étant pas meilleur à la villa, nous occuperons la soirée avec des jeux de société animés.

N’ayant pas encore visité le centre-ville de Mérida, réputé pour ses bâtiments coloniaux et sa jolie place arborée, nous décidons de nous y rendre le jeudi. Nous commençons par parcourir les allées du grand marché municipal Lucas de Gálvez, en quête d’un petit-déjeuner. Nous mettons un peu de temps à trouver la zone regroupant les petites gargotes et nous nous perdons dans les allées exposant viande (presque) fraîche et autres produits un peu trop odorants pour nos estomacs pas encore réveillés. Cela aura pour conséquence de décourager une partie du groupe et nous ne serons finalement que 4 à goûter un petit-déjeuner local: œufs, salade, riz, tortillas et soupe d’haricots rouge, ou encore poulet à la plancha, ce repas fera office de brunch! L’avantage d’être au marché, c’est que chacun a pu trouver un plat qui lui convient (fruits frais ou biscuits) et nous mangeons tous ensemble autour d’une grande table, avant de partir à la recherche des stands d’artisanat. Les rues alentours abritent une multitude de boutiques vendant les produits typiques de la région ainsi que tout un tas d’objets plus ou moins utiles. Nous y passons la fin de matinée, puis regagnons la place principale en longeant une rue consacrée aux articles de fête, où des dizaines de piñatas sont suspendues dans les devantures des échoppes. Pendant que certains continuent les emplettes, nous visitons quelques bâtiments qui entourent la Plaza Grande. Avant l’arrivée des Espagnols, en 1542, Mérida était une cité Maya appelée T’hó. Les édifices préhispaniques furent démantelés par les conquérants pour bâtir la cathédrale et d’autres constructions coloniales entourant la place principale. L’église étant fermée à notre passage, nous visitons le Palacio del Gobierno, hébergeant le gouvernement de l’Etat du Yucatán, puis rejoignons le reste du groupe pour entrer dans le Palacio Municipal, bâti en 1542. Les rues du centre colonial seraient bien agréables à parcourir s’il ne faisait pas si chaud… Nous ne résistons pas à l’appel de la piscine et rentrons nous rafraîchir à la villa, avant que l’habituelle pluie de fin de journée ne s’abatte sur la ville. Pour la dernière soirée tous ensemble, nous dînons dans un joli restaurant servant des spécialités yucatèques dans un édifice colonial aux hauts plafonds. Encore une fois, la soirée est excellente, comme si voyager à 7 était en fait tout naturel…!

*Il s’agit d’une fleur de la famille des hibiscus. Le goût est situé entre la canneberge et le raisin. Sa consommation serait, à ce qu’on dit, bonne pour la santé!

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