Se ressourcer à Holbox

Il nous faut presque 3h de route pour rallier le petit village de Chiquilá, depuis Río Lagartos. En effet, seule une petite route permet d’accéder à cette localité, de laquelle partent les ferrys pour l’île d’Holbox (prononcer « Olboche »). Nous garons la voiture dans l’un des nombreux parkings payants qui jalonnent le parcours jusqu’au port, avant de prendre nos petits sacs à dos et d’embarquer sur un bateau. Nous avons prévu de passer deux jours sur l’île, mais sans réservation, nous ne sommes pas sûrs de trouver un logement. Il est midi et la chaleur est écrasante, pas un nuage à l’horizon pour filtrer les rayons solaires. Nous avons un choc thermique en entrant dans l’embarcation, où la climatisation est poussée au maximum. Le trajet dure moins d’une demi-heure et nous nous retrouvons rapidement à parcourir l’avenue principale du village, en quête d’un hôtel. Le premier réflexe est de se rapprocher de la plage, où s’alignent de beaux établissements plus ou moins luxueux. Le prix pour une nuit? 300€! Nous rebroussons chemin vers l’intérieur de l’île: quelques rues en amont, les tarifs sont plus raisonnables, mais pas encore dans notre budget. Malgré le faible poids de nos sacs, nous suons à grosses gouttes: il n’y a presque pas d’ombre et les rues ensablées rendent nos pas lourds. Nous trouvons finalement notre bonheur au bout d’une allée un peu à l’écart; la chambre est confortable et il y a même des hamacs sur la terrasse pour se reposer! Mais nous sommes venus à Holbox pour profiter de ses belles plages de sable blanc, aussi nous ne tardons pas à nous rendre sur le bord de mer. Les quelques zones d’ombre qui existent, sous les palapas, sont la propriété des grands hôtels, qui ont privatisé une partie du rivage: impossible de poser sa serviette pour les non clients. Nous cherchons des palmiers, sous lesquels s’abriter, mais aucun arbre ne borde l’océan! Après quelques minutes de marche, nous atteignons une jolie baie à l’eau turquoise; quelques buissons dispensent suffisamment d’ombre pour s’installer à quatre, il ne nous en faut pas plus pour nous arrêter! L’eau est peu profonde et particulièrement chaude, c’est le paradis! L’après-midi passe tranquillement, entre baignade, lecture et bronzette: nous comptons bien profiter de ces deux jours de farniente! Chassés par quelques fourmis voraces (c’est l’inconvénient de s’allonger sous les arbustes!), nous quittons les lieux en fin de journée pour nous rafraîchir, avant de retourner sur la plage observer le coucher de soleil. La soirée se termine avec bonne humeur, les pieds dans le sable, dans un restaurant tout proche.

Le lendemain matin, nous nous octroyons une grasse matinée: pas de programme pour la journée, si ce n’est de se reposer! Franck n’étant pas en forme, nous le laissons dormir et partons déjeuner tardivement. L’île n’est pas grande, mais compte un nombre important de restaurants et cafés branchés, la plupart gérés par des expatriés. Nous sommes loin du petit village isolé, mais cela a l’avantage d’offrir plus de confort, sans pour autant que l’on sente le tourisme de masse. Les seuls véhicules qui circulent (hors camions de travaux), sont des voiturettes de golf conduites n’importe comment par des touristes pressés, ainsi que quelques Quads proposés pour les excursions. Passée l’avenue principale, les autres rues sont plutôt calmes, surtout aux heures les plus chaudes de la journée. Nous les passons d’ailleurs à l’abri, dans notre chambre, et attendons que le soleil décline pour oser une sortie, en milieu d’après-midi. Nous nous baladons dans les petites artères de la bourgade, dont les façades sont parfois décorées de jolies fresques murales. Les petites boutiques mignonnes côtoient les restaurants haut de gamme ainsi que les stands des tours opérateurs. Sur la plage, nous trouvons quelques transats en location, à l’ombre, et sautons sur l’occasion: cela nous permettra de passer le reste de la journée au bord de l’eau, sans être brûlés par le soleil! Holbox étant située à la confluence du Golfe du Mexique et de l’Océan Atlantique, cela rend l’eau un peu trouble et il n’est pas possible de faire du snorkeling, nous nous contenterons donc de barboter quelques heures…! Le cadre est superbe: sable blanc, eau turquoise, il ne manque qu’un peu de végétation pour que ce soit parfait. Nous occupons notre poste jusqu’à la tombée de la nuit, heure à laquelle nos estomacs s’éveillent et nous appellent à chercher un restaurant. Après le dîner, nous partons en quête du plancton bioluminescent, dont Marion a entendu parler: il s’agit d’un plancton réagissant aux « agressions extérieures » en émettant de la lumière, ce qui créé un effet fantastique la nuit. Malheureusement, nous ne sommes pas bien renseignés et ne savons pas où nous rendre pour observer le phénomène. Nous apprendrons plus tard que nous n’aurions de toute façon rien pu voir, puisqu’il faut une obscurité presque parfaite pour que le plancton soit visible: près des hôtels un soir de pleine lune, nous n’avions aucune chance!

Le mercredi matin, nous devons quitter l’île: c’est le dernier jour au Mexique pour Marion et Séba. Nous commençons par chercher un lieu où petit-déjeuner, mais pas de chance, le restaurant que nous avons choisi est victime d’une coupure de courant pour travaux. Les ouvriers ne semblent pas pressés et nous annoncent 4h de délai, il faut donc que nous changions d’établissement si nous voulons manger quelque chose! Apparemment cela est courant par ici, les habitants ne sont pas vraiment stressés… C’est peu avant midi, à l’heure la plus chaude de la journée, que nous reprenons le chemin du port, en traînant un peu les pieds. Le bateau est presque vide dans ce sens. Quelques minutes plus tard, nous voilà sur le parking où nous avions laissé la voiture. La valise ouverte au sol, les affaires éparpillées, Marion et Séba doivent tout ranger pour prendre l’avion dans la soirée! Les deux heures de route qui nous séparent de Cancún passent assez vite, malgré les dizaines de ralentisseurs rencontrés tout au long du parcours. Encore quelques détours orchestrés par le GPS, puis nous arrivons à l’agence de location de voiture. Une fois la restitution effectuée, une navette nous achemine à l’aéroport, où nous attendons que nos amis s’enregistrent. Les guichets sont particulièrement inefficaces et la file d’attente n’avance pas… C’est long! Il est 16h passées lorsque nous faisons nos au revoir à Marion et Séba: après une grosse semaine ensemble, cela va nous faire bizarre de terminer le voyage à 2! Merci à eux de nous avoir rejoints sur quelques jours et d’avoir partagé tous ces moments! Nous embrassons aussi Juliette, Manon et Manu et remercions tout le groupe pour les photos partagées!

Publicités

Une réflexion sur “Se ressourcer à Holbox

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s