Chichén Itzá, une jolie découverte

Après avoir quitté nos amis à l’aéroport de Cancún, nous reprenons la route en mode « backpackers »: il était tout de même bien confortable de se laisser conduire en voiture! Mais l’aventure continue encore 10 jours et nous comptons bien savourer la dernière partie de notre voyage. A la sortie de l’aéroport, les taxis attendent en file indienne les touristes: nous nous renseignons, tentons de négocier, mais les tarifs proposés sont bien trop élevés pour notre budget! Il faut nous résoudre à prendre le bus jusqu’à la gare routière du centre-ville, où nous pourrons acheter des tickets pour nous rendre à Valladolid le soir-même. A 19h, nous embarquons dans le véhicule qui repart vers le centre du Yucatán. Le trajet est assez long, avec des arrêts dans tous les petits villages qui jalonnent le chemin, mais nous parvenons à Valladolid avant 23h. Juste le temps de récupérer les clés de notre logement et nous nous écroulons de fatigue: la journée a été longue!

Nous avons prévu de rester quelques jours sur place et nous profitons du jeudi pour nous octroyer une journée off. Il faut dire que nous avons pas mal vadrouillé ces derniers jours et un peu de repos est le bienvenu. Le centre-ville de Valladolid est assez restreint: à part la jolie place centrale, nommée « Parque Francisco Cantón Rosado« , il n’y a pas grand chose à visiter. Cela dit, les maisons coloniales, colorées, très jolies, ainsi que la faible affluence touristique, lui donnent une atmosphère détendue bien agréable. La troisième ville du Yucatán doit sa notoriété à son emplacement: elle constitue en effet une excellente base pour visiter la région, entre Cancún et Mérida, ainsi que de nombreux cenotes et bien sûr l’impressionnant site Maya de Chichén Itzá. Il fait déjà très chaud le matin, mais la lourdeur de l’air devient pratiquement insupportable à l’approche de midi. Nous décidons donc de passer la deuxième moitié de journée à la fraîcheur de la climatisation de notre logement! Choix judicieux, puisqu’un énorme orage éclate et déverse des trombes d’eau jusqu’à la nuit tombée. De quoi se motiver à travailler sur le blog et préparer le programme des prochains jours!

Le vendredi matin, nous nous levons tôt pour prendre un colectivo en direction de la ville de Pisté. C’est sur cette commune que se trouve Chichén Itzá, le site Maya le plus célèbre et le mieux restauré de la région. Sachant qu’il reçoit un nombre important de visiteurs chaque jour, nous nous y rendons le plus tôt possible pour éviter la foule et les rabatteurs. A 8h30, nous passons la billetterie, déjà bondée, puis découvrons avec joie que le site est assez vaste pour en profiter malgré les hordes de touristes. Contrairement à Teotihuacan, la végétation entourant les édifices a été conservée, rendant les lieux agréables à parcourir. Nous arrivons directement sur la pyramide d’El Castillo, admirablement restaurée et tellement photogénique. Aux équinoxes de printemps et d’automne, les ombres formées par l’impact des rayons solaires sur les degrés de l’édifice se transforment en un serpent semblant se mouvoir à mesure que l’astre parcourt le ciel. Cet édifice haut de 25m a été conçu pour représenter les éléments du calendrier Maya: il comporte 365 marches, pour chaque jour de l’année, ainsi que 18 terrasses, symbolisant les 18 mois de 20 jours de l’année Maya.

Le site est étendu et nous passons près de trois heures sur place, nous promenant entre des vestiges tous très différents. En effet, bien qu’ils attribuent le site à la culture Maya, les archéologues s’accordent à dire que d’autres populations, dont les Toltèques, auraient peuplé les lieux. Sur toute la période d’occupation, les édifices ont été modifiés, détruits ou rebâtis à plusieurs reprises et nous pouvons admirer des monuments d’influences diverses. Parmi les éléments remarquables de Chichén Itzá, nous visitons la Plaza de las Mil Columnas, qui – comme son nom l’indique – est constituée de multiples colonnes, dont certaines sont gravées de représentations de guerriers. Les petites pyramides et plateformes qui entourent El Castillo ont été restaurées avec soin et les sculptures sont remarquables. Un peu plus au Nord, nous nous engageons sur un sacbé (chemin Maya surélevé) qui mène à un profond cenote. Il est interdit de descendre dans cet ancien puits sacré, où les Mayas jetaient, depuis une petite plateforme, des offrandes et… des sacrifiés! En revenant vers la pyramide principale, nous traversons un immense terrain de jeu de balle – le plus vaste du Mexique – flanqué de deux temples. L’acoustique y est exceptionnelle et l’on entend parfaitement les conversations qui se tiennent à l’autre bout de la surface, soit à 135m de distance!

Nous terminons par la partie Sud du site, où se trouvent les vestiges les plus anciens, certains étant datés du IIè siècle. Les constructions sont de style Puuc* (habituellement plutôt dans la région de Mérida), c’est-à-dire avec des façades beaucoup plus ajourées. Nous avons presque l’impression de faire face à des temples Hindous tellement l’ornementation est chargée! En plus d’une pyramide, appelée Maison des Ossements en raison des tombeaux qui y ont été découverts, nous visitons encore un observatoire. En fait de visiter, nous tournons autour des monuments et lisons les explications, car de grands cordons en empêchent l’accès. L’observatoire, surnommé El Caracol (l’escargot) du fait de son escalier en colimaçon, possède une coupole (chose rare dans l’architecture de l’époque), dont les fenêtres sont orientées selon l’apparition de certaines étoiles à des dates précises. Difficile de connaître la fonction exacte de l’édifice (dans quel but les étoiles étaient-elles observées?), mais son orientation selon les points cardinaux, ainsi que sa structure montrent qu’il s’agissait d’un monument d’importance.

Nous terminons la visite des lieux avant midi, au moment où les rabatteurs ont terminé leur installation et commencent à souffler dans leurs insupportables sifflets, et où les bus de touristes débarquent à la queue-leu-leu: timing pas trop mal! Nous attrapons un colectivo qui accepte de nous ramener pour un bon prix directement à Valladolid. Les 30min de route suffisent à nous endormir et nous sommes un peu sonnés en arrivant en ville. Nous déjeunons à l’abris de la chaleur avant d’entreprendre un passage rapide au Convento de San Bernardino. Mais en passant devant le marché, nous décidons d’y faire une halte et les derniers achats d’artisanat mexicain: comme nous allons ensuite en bord de mer, il sera difficile de trouver des articles à un prix non touristique! Finalement, assommés par la chaleur, nous ne visitons pas le couvent et, l’orage d’après-midi pointant le bout de son nez, nous préférons rentrer nous abriter. Le lendemain, nous prendrons le bus pour Tulum et ses plages idylliques, sur la côte Est du pays!

*Pour en savoir plus: Wikipédia!

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