Tulum et Akumal, nager avec les tortues

Nous arrivons à Tulum en début d’après-midi, le samedi 15 juillet et trouvons assez rapidement la guest house dans laquelle nous avons réservé un bungalow. Le cadre est très sympathique: de petites cabanes sont disposées dans un cadre de verdure, autour d’un bâtiment central au toit de chaume accueillant les pièces communes. A peine le temps de se poser et de tenter de se rafraîchir à l’aide du ventilateur, que nous devons déjà partir: le site archéologique de Tulum ferme à 17h! Il n’y a aucun transport en commun jusqu’à ces ruines, situées à l’autre bout de la grande ligne droite qui constitue la ville, aussi nous nous rendons chez un loueur de vélo pour nous faciliter la tâche. C’est sur des bicycles un peu fatigués et aux freins usés que nous prenons le chemin des vestiges pour parvenir à l’entrée vers les 16h. Là, des commerces et des échoppes de rabatteurs précèdent une grande allée menant à la billetterie. Si nos amis ne nous avaient pas prévenus, nous nous serions fait avoir et aurions acheté les tickets d’entrée au niveau de ces stands, mais heureusement, nous savons qu’il faut continuer notre route jusqu’aux barrières marquant la limite d’accès. Vue l’heure tardive, nous croisons un grand nombre de personnes en sens inverse, ce qui nous donne l’espoir de profiter d’un site quasi désertique. Il fait très chaud et la balade en vélo en plein soleil n’était pas de tout repos, nous ne regrettons donc pas de n’avoir que peu de temps sur place.

Nous suivons les sacbé (chemins mayas) qui mènent à une percée à travers un mur de remparts: à certains endroits, cette fortification atteint 7m d’épaisseur! Nous débouchons alors sur les ruines d’une ancienne cité maya, construite en bord de mer dans un but à la fois militaire et commercial. Il ne reste pas grand chose des constructions et nous ne prenons pas vraiment le temps de lire les explications, car ce qui nous intéresse – comme tous les touristes – est la vue sur l’océan. En effet, certains bâtiments, dont le plus célèbre est El Castillo, nommé ainsi par les Espagnols pour son aspect de château fort, sont construits sur la côte. Les fonds turquoise contrastent admirablement avec le sable blanc et les roches couvertes de végétation sur lesquelles les vestiges ont été bâtis. Le cadre est tout simplement époustouflant et nous en profitons sans la foule! Une des plages en contrebas est quadrillée de grillages censés protéger les sites de ponte des tortues marines. Nous avons du mal à croire que ces animaux viennent pondre si près d’un site fréquenté, mais les traces de nageoires sur le sable sont bien une preuve. Nous nous dépêchons de longer la côte pour continuer notre visite mais sommes interceptés par les gardiens du site qui ferment les lieux: c’est terminé pour aujourd’hui! Le soleil étant encore haut dans le ciel, nous remontons sur nos vélos pour gagner la plage la plus proche, à quelques mètres à peine du site; en nageant bien, il est possible d’admirer les vestiges depuis la mer! Mais la chaleur étant assommante, une simple baignade nous suffira pour nous rafraîchir. Nous ne restons pas plus d’une heure: non seulement le personnel du bar de plage nous fait comprendre qu’il faut lever le camp pour libérer les chaises, mais en plus notre location de bicyclettes s’arrête à 19h et il nous faut bien 30min pour rentrer. Nous terminons la journée dans un bon restaurant de poisson, très contents d’avoir profité du si photogénique point de vue de Tulum et de sa plage!

Pour notre dernier jour de villégiature, nous avons envie de faire du snorkeling. A Akumal, une ville située à 30km de Tulum, un parc aquatique naturel permet d’observer de nombreux poissons multicolores et nous décidons d’y aller dès l’ouverture pour bénéficier d’un bon emplacement à l’ombre. Mais lors du petit déjeuner, nous tombons à la même table qu’une famille française en train de planifier son séjour et nous engageons la discussion. De fil en aiguille, les conversations dérivent et la matinée passe… Vers 10h, nous réalisons qu’il est temps de quitter les lieux, sans quoi nous ne ferons rien de la journée! Un colectivo nous dépose à l’entrée de la ville d’Akumal peu avant midi: il fait tellement chaud que le peu de marche qui nous sépare de la plage nous dissuade de continuer jusqu’au parc aquatique! De plus, la ville est réputée pour ses zones de reproduction des tortues (Akumal signifie « lieu des tortues), ce qui nous pousse à chercher une place sur la plage pour faire du snorkeling gratuitement. C’est sans compter sur les rabatteurs, dont l’un d’entre eux nous suit jusqu’au bord de l’eau et nous explique que la zone est classée réserve naturelle. Cela signifie que pour observer les tortues dans l’eau, nous devons impérativement porter un gilet de sauvetage de couleur vive (pour signaler notre présence aux bateaux) et… louer les services d’un guide! Bien évidemment, nous refusons l’offre et partons nous installer plus loin, sous une palapa donnant sur une zone non réglementée. Trop contents d’avoir déniché l’un des derniers emplacements de choix à l’ombre et pour un bon prix (nous sommes tout de même dimanche et les Mexicains sont de sortie!), nous envisageons d’y rester toute la journée.

Il y a beaucoup d’algues dans la zone immergée juste devant nous, mais l’eau est toujours aussi turquoise et limpide et nous voyons déjà quelques beaux poissons qui viennent nager jusque sur le bord. Franck n’attend pas longtemps pour enfiler masque et tuba et se lancer à l’eau! Il revient quelques dizaines de minute plus tard, le sourire aux lèvres: les tortues sont là! Pas besoin d’un guide pour les voir, elles broutent les algues à une trentaine de mètres de distance depuis la plage! Nous repartons ensemble pour explorer un peu plus loin les fonds marins. Ce n’est pas très profond et après quelques minutes, nous apercevons une raie, puis des tortues! Franck ne peut s’empêcher de plonger pour toucher leur carapace, ce qui a tendance à les agacer; elles creusent le sable pour se camoufler ou bien remontent précipitamment à la surface, reprendre le souffle pour mieux s’éloigner. Nous sommes chanceux, il fait très beau, ce qui nous permet de profiter d’une belle luminosité sous l’eau. La nage avec les tortues est un moment vraiment magique, que nous renouvellerons plusieurs fois dans la journée. Nous verrons ainsi plusieurs raies, dont une venue nager très près du bord, surprenant les baigneurs, une multitude de tortues marines, de toutes tailles, et de jolis poissons colorés. La journée passe finalement très vite et nous avons pris de belles couleurs en nageant en plein soleil; ça pique un peu! Une bonne glace, prise sur le chemin du retour, clôture cette sortie en beauté… les vacances touchent à leur fin, mais nous aurons bien profité des derniers jours!

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3 réflexions sur “Tulum et Akumal, nager avec les tortues

  1. Marion dit :

    Trop génial de trouver des tortues et des raies si près du bord de plage.
    On nous avait dit que c’était devenu très réglementé le site d’akumal car envahi de touristes. Du coup on ne l’a pas mis au programme. Bon pour le coup on avait déjà vu des raies mantas et des tortues donc c’était pas trop grave.

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